Revente LMNP et TVA

Quid du sort réservé à la TVA en cas d'achat / revente de logement meublé

La location meublée non professionnelle offre un certain nombre d’avantages parmi lesquels la fiscalité joue un rôle des plus centraux. Le choix de l’investisseur est le plus souvent motivé par cet élément bien que d’autres avantages soient aussi intéressants. Son impact sur les recettes locatives étant en effet très significatif.

Durant la phase d’investissement, on doit à ce régime d’avantages fiscaux considérables qui s’étendent sur plusieurs années. A condition bien sûr de respecter les conditions prescrites, le contribuable se voit récompenser par une réduction d’impôt variant selon le régime d’imposition choisi.

revente lmnp et tvaMais il y a également un autre point essentiel qui mérite d’être appuyé : la TVA. Cet impôt qui s’applique systématiquement lors de l’achat d’un bien immobilier neuf revêt une importance particulière dans le régime LMNP. Il s’avère qu’au moment de l’acquisition, la taxe déduite en amont est récupérée par l’acquéreur.

Mais qu’en est-il lors de la revente de la LMNP ? Est-il toujours autorisé à la conserver ? Ou doit-il la restituer ?

Le sort de la TVA lors d’un achat et une revente de LMNP

Dans la location meublée, le bien à louer est en principe un logement neuf. Les droits d’enregistrement auxquels sont soumises habituellement les ventes d’immeubles sont dans ce cas remplacés par la TVA. Depuis le 1er janvier 2014, le taux appliqué s’élève à 20% et conformément aux règles actuelles, c’est l’acquéreur qui est redevable de la taxe. Ce dernier doit donc s’acquitter en plus des différents frais et commissions, un premier impôt obligatoire prélevé sur le prix de vente et équivaut à la valeur mentionnée plus haut. Ce qui a tendance à relever les charges d’acquisition.

Un investissement en LMNP permet néanmoins de récupérer cette taxe suite à l’achat d’un bien situé dans une résidence proposant au moins les services suivants : accueil de la clientèle, service petit-déjeuner, fourniture de linge de maison et assainissement des locaux. Il s’agit d’un bénéfice accordé exclusivement dans le cadre de cette opération.

Pareillement, l’acquéreur qui deviendra vendeur s’il décidait de revendre son LMNP, pourra conserver cet avantage pourvu qu’il respecte les bonnes conditions. A ce moment, la rétrocession de la TVA qui lui a été accordée ne lui est donc pas imposée.

TVA acquise : les différentes hypothèses possibles

En temps normal, la condition préalable est la conservation du bien sur une période minimale de 20 ans.

Si cet engagement n’est pas respecté, la TVA initialement récupérée doit être remboursée au prorata temporis des années qui restent pour atteindre le seuil des 20 ans.

En revanche, une opération ayant lieu après la 20ème année fera définitivement valoir la sortie du vendeur du champ d’application de la TVA.

Il existe cependant des exceptions pour une revente avant cette échéance. Dans un investissement en LMNP Censi-Bouvard par exemple, on prendra comme référence la 5ème année.

Dans le cas où la revente du bien en loueur en meublé est réalisée avant 5 ans, la TVA est considérée comme acquise si et seulement si le vendeur et le nouveau bailleur sont tous les deux assujettis à la TVA. Idem si le bail commercial en cours est repris par le futur investisseur dans les mêmes conditions et avec des recettes de location également soumises à la TVA. Selon l’article 257bis du Code Général des Impôts prévoyant la régularisation de cet impôt au titre des biens en loueur en meublé, la déduction initialement opérée n’est pas reversée si les conditions précitées sont respectées. Autrement dit, l’intégralité de la TVA peut être conservée par le vendeur. Un non-respect de ces conditions implique par contre un remboursement par 20ème de détention, soit par exemple 17/20ème de TVA pour 3 ans de détention (20 – nombre d’années de détention du bien).

Si le bien LMNP est revendu après 5 ans de détention, on reprend exactement le même schéma que celui de la revente avant les 5 années. En gros, les deux parties au contrat doivent être assujetties à la TVA.

Une reprise du bail en cours est également obligatoire.

Puis, en vertu du même article (257bis du Code Général des Impôts) portant sur la régularisation des déductions relatives aux opérations immobilières destinées à la LMNP, une dispense de réversion est appliquée par l’administration fiscale si toutes les conditions sont remplies. Dans le cas inverse, le remboursement par 20ème de détention sera requis.

Et pour une revente après 20 ans…

Si l’investisseur cesse son activité de location en meublé professionnel au terme des 20 années, délai exigé pour exploiter le bien soumis à la TVA, l’administration fiscale ne réclame plus la taxe déduite à l’origine. S’il y a donc lieu de revendre la LMNP, cette dernière est définitivement acquise et le vendeur aura la possibilité de conserver l’intégralité de la TVA.

En lien avec cette même affirmation, l’article 207 de l’annexe II du Code Général des Impôts stipule que la revente d’un bien de plus de 20 ans, y compris celui ayant servi en location meublée non professionnelle ne fait plus l’objet d’une régularisation de la TVA.

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